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 The Morning After [Libre 2 personne max]

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Reïra
Déesse en tenue de cuir
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Messages : 62
Date d'inscription : 16/03/2012

MessageSujet: The Morning After [Libre 2 personne max]   Dim 18 Mar - 9:54

Un fond de l’auditoire une masse aux cheveux mauves appuyée sur un banc émet un petit bruit de respiration. Elle ne bouge pas, juste de temps en temps ses oreilles quand elles entendent un bruit. En s’approchant de plus près on comprend que c’est une hybride, plus précisément une neko. Avec de longs cheveux mauves et une tenue qui laisse fort à parier qu’elle ne rentre pas vraiment dans la masse des autres étudiants qui rodent dans les parages. Une veste en cuir sur le dossier de sa chaise, des bottes montantes à rivets, une jupe noire déraisonnablement courte, un haut noir également ressemblant aux bandages d’une momie, une casquette rivée sur la tête, un collier de cuir auquel est accroché un grelot en argent, voila à quoi ressemble l’habitante temporaire de la salle de cours. Elle ne bronche pas, elle se contente de récupérer le sommeil en retard. Autour d’elle une housse de guitare élimée par le temps, un sac à bandoulières sur lequel sont épinglés des badges de groupes tels que les Rolling Stones, les Beatles, The Cure et même un certain Jimi Hendrix… Sur le bureau trône un reste de Jack Daniels, apparemment la bouteille à déjà bien vécu, juste à côté un paquet de cigarette parfumé et un briquet gravé « Reïra ».

L’hybride grogne un peu dans son sommeil, il faut dire que la nuit a été bien trop courte, pourtant en sortant de chez elle hier soir elle s’était promit de ne pas rester trop longtemps. Elle savait trop bien qu’elle avait cours le lendemain, mais bon vous connaissez les amis ! Ca vous embarque toujours dans des situations pas possibles ! Et c’est ce qu’il s’est passé la veille. Reïra s’était prévu une soirée peinarde, dans le genre bouquin, clope, feu de cheminée et un petit verre d’ alcool, ne rien de bien affriolant mais juste de quoi s’occuper. De toute façon elle devait voir le programme de cette première année de cours. Ou tout du moins essayer pour avoir l’air d’une élève assidue. Mais vers le coup de vingt heure on avait frappé à sa porte et elle avait eu le malheur d’aller ouvrir. Là ses trois plus fidèles amis s’étaient engouffrés dans la maison en lui parlant d’une super soirée jam session qui était donnée dans un café un peu plus loin en ville. De la musique underground et rock d’après eux, tout ce qu’elle aimait en soi. Elle avait bien tenté de résister, protestant et expliquant la situation. Mais rien n’y fit.

Une heure plus tard elle se retrouvait avec sa guitare sur le dos, un câble jack dans la main, en chemin pour le fameux bar. Arrivée devant, elle s’était dit que finalement la soirée ne s’annonçait pas si mauvaise que ça. Le bar s’appelait « L’Artélia » en apparence il ne semblait pas casser trois pattes à un canard, avec sa façade beige décrépie, ses fenêtres à rideaux rouge et sa porte en bois qui semblait avoir fait la guerre. Pourtant en y entrant, l’ambiance n’était pas du tout comme l’extérieur. Assis autour des tables les gens buvaient et chantaient, des peintures et des photos ornaient les murs, le bar était au fond de la salle entouré par de hauts tabourets. Le barman salua de la main les nouveaux arrivants et en voyant la housse de guitare pointa du doigt l’étage supérieur. La petite bande ne se fit pas prié et monta les escaliers grinçant, la salle du haut possédait une petite estrade où des musiciens jouaient déjà. Des tables et des bancs de bois fixés dans les murs servaient de sièges aux spectateurs. Reïra s’installa à une table et regarda la carte ! Elle prendrait un bloody mary, le temps que tout le monde passe commande et que le serveur amène les boissons, la jeune neko avait déjà sortit son instrument et le branchait à un des amplis disponibles.

Devant tous les habitués du bar et s’accorda puis plaqua quelques accords, rien de bien scientifique, mais juste assez pour se mettre en confiance. Ses amis se mirent à l’applaudirent et crièrent son prénom. Elle n’eut même pas besoin de se présenter. Elle respira un bon coup puis entama une de ses chansons favorites, « Coin Operated Boy » des Dresden Dolls. Se concentrant sur les paroles plus que sur la musique à vrai dire, elle maîtrisait beaucoup plus la partition que les mots. Au fur et à mesure que la chanson avançait elle se sentait de plus en plus en confiance, après tout c’est ce qu’elle voulait faire de sa vie, se produire sur scène, faire avoir des frissons au public, faire passer un message ! Elle ouvrit les yeux pour voir que toute la salle était captivée par ce qu’elle faisait sur son petit tabouret. La chanson finie elle s’inclina et voulu quitter la scène pour laisser la place au suivant, mais un grognement de protestation s’éleva et elle se rassit. Elle bredouilla vaguement quelque chose dans le micro et lança « Transmission » de Joy Division, se levant pour commencer à danser tout en grattant les cordes de sa Fender.

Elle était retournée à sa place après deux autres morceaux et c’est la que la soirée avait mal tourné. Les gens qui avaient apprécié son petit concert s’étaient mit à lui offrir des verres qu’elle n’avait pas eu le courage de refuser, et qu’elle n’avait pas entièrement réussit à refiler à ses camarades. Elle n’avait pas non plus vu le temps passer et quand à trois heures de matin elle sortit enfin du bar ce fut pour se diriger dans un magasin de nuit où ils achetèrent des bouteilles d’alcool avant de se diriger vers la place du village. La petite bande au début composée de quatre était à présent une dizaine et les bouteilles allaient de main en main. Les cigarettes furent remplacées par d’autres puis par d’autres substances, la jeune neko profitait de sa nuit sans se soucier que l’heure des cours approchait. C’est quand l’horloge de l’église sonna sept heures et que la vie reprit son court tout autour d’eux qu’elle réalisa. Ni une ni deux elle attrapa ses affaires et s’excusa, elle se mit aussitôt en direction de l’université avec le sentiment que cette première journée allait être épique ! Elle était finalement arrivée avec une dizaine de minutes en avance et s’était installée au fond de l’amphithéâtre dans le but d’être la plus discrète possible et de pouvoir grappiller quelques flocons de sommeil.

Et jusque là elle avait réussit son parcours du combattant. Elle dormait comme un bébé la tête sur les bras, les cheveux cachant son visage et surtout sa gueule de bois ! Seulement voila en plein milieu d’un rêve elle entendit un bruit qui ne correspondait pas à ce qu’elle voyait. Il lui sembla reconnaître une porte qui s’ouvrait et se refermait un peu brutalement. Elle bougea les oreilles, tirant de toutes ses forces sur le nuage de Morphée qui déjà se faisait la malle ! Quelque chose craqua à nouveau dans la pièce et cette fois son songe s’en alla en la gratifiant d’un sourire hypocrite et emplit d’un « Tu as voulu faire la fête assumes ! ». Elle grogna et releva la tête en s’étendant. Elle bailla tel un hippopotame dans la savane et se frotta les yeux sans même jeter un regard autour d’elle. Elle se contenta juste d’ouvrir la fenêtre à côté d’elle, de glisser une cigarette entre ses lèvres en l’allumant. Soufflant avec sa fumée un élégant

« Putain ! Je suis morte ! Et en plus j’ai mal la gueule ! »

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Doc
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MessageSujet: Re: The Morning After [Libre 2 personne max]   Lun 2 Avr - 6:34

La porte du bureau s'ouvre. Des bruits de pas venant perturber le bruissement des feuilles. Une chaise que l'on tire. Des pieds qui racle le sol. L'impact caractéristique d'une masse s'effondrant sur un corps mou. Les minutes passent, le bruissement continue. Une page que l'on tourne. Le gratouillis d'un stylo dont la pointe frotte langoureusement le fibre de carbone, répandant son encre. Un raclement de gorge. Une volée d'injures.

Enfin Doc daigne relever les yeux vers le visage du jeune homme assis en face de lui, le fixant d'un regard accusateur. Jeune homme.... c'était surtout un gamin de 16 ans, puant la mode et qui se prenait pour le centre du monde. Ah les jeunes, ça arrive à se mettre deux gorilles à son service et après on se prend pour Tony Montana. Don't fuck me Tony.

Après avoir reposé son stylo et croisé les doigts, Doc prit une longue inspiration avant de prendre la parole :

-Bien. Kuodi Haminu. Je sais que tu sais pourquoi tu es devant moi aujourd'hui. Bulletin médiocre, on cause des ennuis dans la cour de récré, on embête les mamies. Tu cherches les fessées c'est ça ? J'ai justement un martinet dans un de mes tiroirs, par le plus grand des hasards.

-Vas y écoute m'sieur, tu peux continuer à ouvrir ta gueule moi j'm'en balance t'as vu, j'suis trop un ouf j'ai fais d'la garde à vue moi t'as vu ? Si si, t'm'fais pas peur nous on t'explose ta tête, alors maintenant t'fais pas chier. C'est bon j'peux partir ?

Avec un grand sourire, Doc posa les mains sur les accoudoirs de son splendide fauteuil Mastermind, un privilege qu'il avait exigé en prenant son poste. Après un exposé de 45 minutes sur la façon dont ce fauteuil allait amélioré sa productivité et les gains financiers que cela entrainerait pour l'école, le directeur avait fait un malaise. Après il avait imité sa signature et commandé son fauteuil. Et des écrous. Ainsi que trois boites de ravioli et du shampooing pour Jazz. Il ne savait pas comment elle s'y prenait pour en utiliser autant mais là il avait fait le stock. Enfin bon, tout ça pour dire que Doc se lève.

Et il tourne autours du bureau aussi. Comme un requin qui a repéré une producteur de film pour intellectuel. Comme un prédateur tournant autours de sa proie. (Enfin d'une proie posée sur un rocher et autours duquel faut tourner car, dans le cas présent, la proie n'est pas le bureau. Enfin j'imagine que vous avez suivi)

-Tu sais bonhomme, des gamins comme toi j'en vois tous les jours. J'peux même te prédire ton avenir. Ca te dit une démonstration de medium ? Pour commencer tu vas trainer avec des types bizares. Ensuite tu vas faire des trucs pour eux, montrer que t'es pas une merde. Tu vas quitter l'école. Tu vas gagner un peu d'fric, assez pour faire le beau devant les trois pucelles de la grille. Ensuite y a deux solutions. Soit tu te fais buter, soit tu finis en cage. Tu y seras violé pendant deux semaines puis tu te suicideras.

Sans prévenir, Doc attrapa le jeune Bieber rebel et lui écrasa la tête contre le bureau. Une fois. Deux fois. Ah, le bruissement du crane vide heurtant le bois. Le reniflement d'un enfant. Un fauteuil qu'on écarte. Le bruit d'un serpent s'asseyant.

-J'en ai finis avec toi, tu peux sortir. Ah et n'oublie pas. Je te surveille.


Grand sourire. Enfin seul. Vite, une clope. Une main dans la poche, le paquet qui entre dans le champs de vision. Il s'ouvre et dévoile enfin son trésor. Du....du rien. Paquet vide, try again, insert coins. Doc en resta pantois. On osait aller contre sa volonté. Un vulgaire paquet de clope le trahissait. INTOLERABLE !

Pris d'un accès de colère, le reptile attrapa son écran d'ordinateur et le jeta contre la fenêtre qui évidemment se brisa sous le coup. Ah, un courant d'air pur. Ca apaise. Wait.... Derrière l'air frais, ses sens affûtes décelait une vague odeur de....nicotine ! Sautant par sa sorti improvisé, Doc se rua un peu partout dans le campus, remontant la piste de la Cigarette perdue. Il finit par arrivé devant la fenêtre d'un Amphi. Une fenêtre avec une jeune femme. Qui râlait mais surtout, qui fumait.

S'adossant à la fenêtre pour reprendre son souffle, il se tourna vers elle et l'apostropha :

-Hay ! *reprend son souffle* T'as pas une clope ?

Il savait qu'il ne ressemblait à rien. Sa cavalcade l'avait totalement décoiffé, sa cravate était de travers, il avait les joues creuses (foutues périodes de mue !) et des cernes si prononcées qu'on croirait qu'il est maquillé. Mais il s'en fichait.

Nicotiiiiiiiiiiiiiiiiine !

Puis, d'un coup, il tilta.

-Hay ! *reprend son souffle* T'fumes en cours mademoiselle ?

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Reïra
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MessageSujet: Re: The Morning After [Libre 2 personne max]   Mar 3 Avr - 3:56

Appuyée sur le rebord de la fenêtre la fêtarde regarda droit devant elle sans vraiment voir ce qu’il se passait. Vous savez comme quand votre cerveau vous fait un bug bien carabiné qui vous laisse planté comme un con à fixé le vide. Aucune pensée ne traversait son esprit, le seul truc la traversant étant surtout les relents de Jack mêlés au donuts qu’elle avait tenté de manger ce matin. Elle sortit vaguement de sa rêverie en entendant quelque chose exploser. Sa première réaction fut de chercher d’où pouvait bien venir le bruit, puis finalement elle élabora une théorie. Peut être que la section scientifique venait elle déjà de faire exploser quelque chose, peut être que les cours allaient être suspendus ! Peut être même qu’elle pourrait cuver son alcool en silence sur le temps que les ambulanciers ramasseraient les corps brûlés des élèves apprentis chimistes ! Elle sourit à cette idée, se trouvant à la fois totalement à l’ouest et sacrement glauque aussi, faut l’avouer. Premier jour de cours et elle imagine déjà un massacre… Le whisky ça rend agressif c’est bien connu ! D’ailleurs elle regarda au passage sa bouteille et l’attrapa pour en boire une gorgée avant de tousser comme une débile.

En revenant à la fenêtre elle entendit une voix. Elle chercha un instant avant de voir un jeune homme qui semblait avoir couru le marathon de New York et qui lui demandait si elle n’avait pas une cigarette. Elle le regarda puis regarda sa main. La première réponse qui lui vint à l’esprit fut « Bah non écoute mon gogole, je fume un crayon là ça s’voit pas ? » mais bon pour un premier contact, c’est pas vraiment le top ! Elle fit mine de l’ignorer, regrettant amèrement d’avoir quitté son bug cérébral pour la peine ! Pourtant le mauvais sosie de Michael Jackson resta là à respirer comme un koala qui viendrait de vivre la plus grande partie de jambe en l’air de sa vie. Cette fois la question fut encore plus stupide. Elle ouvrit de grands yeux et laisse tomber sa cendre au pied de l’impertinent.

« De un, les cours ont pas commencé ! De deux oui j’ai des clopes ! De trois, T’AS RIEN DE MIEUX A FOUTRE QUE VENIR ME GRATTER ? Non mais oooooooh ! Tu veux pas un câlin avec aussi ? »

A peine eut elle fini de hurler contre ce pauvre type qu’elle se plaqua la main sur le front ! Elle avait réussit à se griller les neurones rescapés de l’alcool. Si elle avait été quelqu’un d’autre elle se serait bien giflée pour la peine. Elle attendit tranquillement que ça passe et finalement rouvrit les yeux pour le regarder à nouveau ! Bah ouais ce boulet n’avait visiblement pas décidé de bouger. Il était planté là adossé contre la fenêtre, cravate de travers, les cheveux en bataille avec le visage d’un mort qu’on aurait essayé de tabassé pour être sur qu’il ne se relèverait pas. Elle grogna et finalement attrapa le paquet qu’elle avait posé sur le bureau, elle en regarda le contenu et regrettait déjà ce qu’elle s’apprêtait à faire. Elle savait par expérience que quand un mec te gratte une clope, chaque fois qu’il te croise il t’en demande une ! Mais bon on va mettre sa gentillesse sur le compte de l’alcool hein !

Elle en sortit une du paquet et la tendit à l’étranger tout en balançant la sienne presque morte et d’en allumer une nouvelle. Nicotine chérie, toi qui nous tient éveillé et nous rend heureux ! Elle reprit sa place d’origine et ignora à nouveau le type, il avait eu sa clope il allait tout de même pas rester là comme un perdu ! Enfin elle l’espérait. Elle regarda passer les autres étudiants du campus. Y a rien à faire on a beau être dans une grande ville tout le monde se ressemble.

« Bande de boulets ! Y en a pas un pour sortir du lot ! »

Soudain une vague d’intelligence lui traversa le cerveau. Bah ouais ça arrive, souvent même, mais aujourd’hui elle tournait au ralentit ! Elle réalisa que le poireau à côté d’elle avec son look de boys band à moitié déchu venait de lui poser une question digne d’un prof. Alors soit il faisait partie de corps enseignant soit c’était un de ces suces boules d’élèves toujours prêts à se faire bien voir… Encore un complot ! Putain fallait vraiment qu’elle évite ce type d’alcool à l’avenir. Elle regarda sa montre et soupira. Elle jeta un coup d’œil à l’amphithéâtre qui commençait à se remplir. Bon c’est clair, premier cours, première cuite, première envie de sécher les cours. Elle jugea la distance qui la séparait du sol depuis la fenêtre. On va pas tortiller du cul, on saute ! Elle attrapa ses affaires, fit glisser la guitare avec douceur sur le sol et sauta.

Atterrissant juste à côté de l’autre, elle enfonça sa casquette sur sa tête. Elle pesta comme un gorille à qui on aurait retiré sa banane avant qu’il ait fini de la manger et ramassa le contenu de son sac qui s’était pitoyablement étalé sur le sol. C’est toujours super classe de voir passer le contenu d’un sac de fille. Tampons, herbe, maquillage, pilule, lecteur mp3, préservatif, et autres trucs que toute fille sage trimballe quoi ! Elle du s’approcher de lui pour ramasser son paquet de feuilles à rouler et se releva avec toute la finesse du monde. Elle posa son instrument sur son épaule, elle tenta de dessiner un sourire sincère sur ses lèvres à son attention et le salua d’un geste de la main. La jeune femme commença à avancer fixant avec une envie quasi hystérique la grille de l’établissement.

« Tu devrais te dépêcher boy scout ! Les cours vont commencer ! Faudrait pas que toi et ta cravate vous loupiez le cours ! »

Elle s’imaginait déjà assise sur un banc à l’ombre pour piquer un somme.

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Doc
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MessageSujet: Re: The Morning After [Libre 2 personne max]   Mar 3 Avr - 10:10

Doc resta plus ou moins interloqué devant la scène qui se déroulait devant ses yeux. Comment était-ce possible que parmis tous les fumeurs du campus, il soit tombé sur la folle tordue du coin. Elle vociférait, remuait, grognait et sentait l'alcool. Exactement comme la vieille clodo en bas de l'appart. Sauf qu'elle, elle lui donnait des clopes. Oui, il grattait aux clodo, on appelle ça "la fibre commerciale". Et elle attendait quoi ? C'était quoi son problème de calin ? Comme s'il allait la toucher. Attend, hein ?

Il continua à la regarder d'un air vide, son cerveau tentant de comprendre ce qu'il se passait et la réaction qu'il fallait avoir en ces circonstances. Mais entre temps, il avait dérivé sur une plage déserte rempli de cocotier roses à fleurs. Brrrr, hipie. Ah, enfin elle lui donnait une clope. Hmmm cette odeur de tabac, il en aurait presque bavé tiens.

Et voilà que le temps de glisser la clope entre ses lèvres, le petit machin tonitruant c'était lancé dans un numéros d’acrobate. Et on saute, et on balance ces affaires. Brrr, la grâce d'un rhinoféroce. Et un contenu de sac intéressant. Hmmm..... Hmmmmmm.

Il la regardait dans les yeux lorsqu'elle prononça la phrase de trop :

-« Tu devrais te dépêcher boy scout ! Les cours vont commencer ! Faudrait pas que toi et ta cravate vous loupiez le cours ! »


Etape 1 : Sourire avenant mais figé, façon joker. Regard froidement chaleureux.
Etape 2 : Analyse de l'environnement immédiat, préparation de la vengeance par recoupement des données.
Etape 3 : Exécution !

Avant que Reïra ne puisse partir mener à bien ses experiences en buisson, Doc lui passa galamment le bras autours des épaules. Il se tourna de façon à ce que sa bouche soit la plus près possible des oreilles de sa victime (tout en restant politiquement correcte, galopins !) et se mit à crier en agitant son bras libre vers la prof qui se dirigeait en trottant vers l'amphi.

-Ah ! Madame Kuzo ! Je vous empreinte cette élève le temps de votre cours, je dois lui parler de quelque chose d'important dans mon bureau ! Merci beaucoup, au fait, et votre soirée chez cet épicier ? Oui evidemment, nous en reparlerons plus tard ! Non merci à vous ! Oui, merci !

Il avait fait duré la conversation aussi longtemps que possible. Le résultat sur une personne ayant la gueule de bois devait tout simplement être....horrible. Surtout que cette prof avait la voix la plus nasillarde qu'il ait pus entendre, brrrr. Il l'entraina vers le bâtiment de l'administration afin de donner un peu plus de crédit à son histoire puis, une fois que la plebe se fut dissipée, il lui frotta le crane et la lacha. Un arbre.... un banc..... personne.

Passage de main dans les cheveux, réajustage de chemise et de cravate, bien faire attention à masquer les tatouages. Prendre un briquet, allumer la clope. Fumer. Enfin. Il se tourne vers elle pour annoncer :

-Ne me manque plus de respect gamine.


Pas mal cette clope !

Dans son immense mansuétude, il lui lança un sachet d'aspirine avant de s'asseoir en tailleur sur le banc.

-A défaut d'étudier, tu vas me montrer comment tu joues de la gratte.

Et ce n'était pas une question.

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Reïra
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MessageSujet: Re: The Morning After [Libre 2 personne max]   Mar 3 Avr - 14:41

Marchant tranquillement sans se soucier du taré de compète qui l’avait interpellée plus tôt, la jeune neko se demandait si c’était bien raisonnable de déjà sécher les cours. La tentation fut la plus forte et elle repensait à la dernière phrase qu’elle lui avait gentiment envoyée. C’est vrai qu’il avait l’air d’un boy scout après tout ! Elle déchanta vite en sentant un bras se glisser autour de ses épaules et un souffle beaucoup trop près de son oreille. Elle fusilla du regard le type se promettant de lui coller sa main dans la tronche dès qu’elle en aurait l’occasion ! L’occasion c’est bien ce qui lui manqua tient ! Voila que cette espèce de macaque en rut se mettait à hurler dans ses oreilles si fragiles ! Elle ne comprit pas un traître mot de ce qu’il disait, seule sa voix particulièrement énervante lui vrillait les tympans. Ni une ni deux son mal de tête remporta la mise, elle posa sa main sur sa tempe en priant je ne sais quel dieu de bien vouloir lui clouer le bec. Autrement elle l’égorgerait de ses propres mains si il ne se taisait pas ! (Je l’ai dis le whisky ça rend agressif !)

Surtout qu’il n’avait pas choisit n’importe qui pour discuter mais bien celle qu’elle surnommait déjà la perruche ! Elle avait une voix qui vous donnait envie de la gifler jusqu’à ce qu’elle en perde toutes ses dents. Elle se laissa entraînée dans un coin, envisageant déjà d’être tombée sur le seul pervers du coin. Ce qui ne l’aurait étonnée qu’à moitié il faut bien l’avouer, c’était quand même un aimant à détraqués cette nana ! Elle reprenait doucement ses esprits quand il lui frotta vigoureusement la tête. Pas de doute possible, ce mec cherchait juste à se faire empaler ! Elle respira un bon coup et se tourna vers lui, posant son regard mauve sur lui. Un regard qui lui promettait qu’il allait regretter amèrement de l’avoir choisie elle et pas n’importe quelle pouf blonde qui se déhanchait comme si le sol était couvert de verglas. Il était installer peinard et fumait. Non mais il se prenait pour qui celui lui là ? Elle attrapa au vol le sachet d’aspirine, gentil de sa part, mais pas sûre qu’avec l’alcool cela serait du meilleur effet ! Elle évita tout de même de faire la fine bouche et en avala un comprimé avant de regarder le ciel.

« Dis moi, tu te prends pour qui au juste ? Tu me grattes des clopes, tu me hurles dans l’oreille et après tu veux que je joue les Hendrix pour toi ? Tu consommes quoi comme drogues sérieux ? »

Elle le fixa, un sourcil relevé. Ce devait être une punition divine pour toutes les conneries faites la veille, ce n’était pas possible autrement ! Elle se promit intérieurement de ne plus jamais sortir une veille de cours, sous peine de retomber sur lui à chaque fois ! Elle déposa ses affaires sur la place qui restait sur le banc et regarda autour d’elle. Bon au moins elle reconnaissait le bâtiment des administrations, c’était toujours ça de prit. Il avait réussit à la couvrir en disant qu’il devait discuter avec elle, elle n’aurait donc pas d’absence injustifiée. Euuuh mais attendez, comment il pouvait justifier ça sans qu’on ne lui pose la moindre question ? Elle le scruta un peu plus, s’approcha, se pencha et lui pinça la joue. Simple réflexe pour voir si c’est bien un être vivant et pour s’assurer qu’elle ne rêvait pas. Par sécurité elle poussa le vice jusqu’à se pincer le bras et grogna.

« Bon ok, c’est pas un rêve, je suis bien dans un coin de l’école avec un psychopathe en puissance ! Ok… Tout va biiiiien ! »

Elle secoua la tête

« NON MAIS NON CA VA PAS ! Sérieux t’es qui ou quoi ? Je jouerai rien du tout temps que je sais pas qui est le malade qui m’embarque dans un coin ! Tu veux quoi de l’argent ? Je n’en ai pas ? Je ne vends pas de drogues non plus, je ne touche pas à ces cochonneries (Menteuse !) ! Et si t’es un pervers sexuel, désolée mais je suis pas intéressée t’es trop… bizarre, même pour moi ! »

Allez savoir si c’était la fatigue ou tout simplement nerveux, mais la jeune femme se tapa le plus gros fou rire de sa vie ! Elle regardait le jeune homme assit en tailleur, fumant, ayant remit sa cravate et ses cheveux bien en place alors qu’elle venait de se taper un stress toute seule. Ouais, on peut le dire face à un vrai malade, elle aurait probablement été tuée à force de se foutre de lui… Mais c’était juste trop bon, jusqu’au moment où son propre rire lui relança une jolie petite migraine. Elle repoussa ses affaires et s’assit en se tenant la tête. Même son rire la mettait dans un état de larve, pour la récupérer cette cuite elle allait la sentir passer si vous voulez mon avis ! Elle fouilla son sac et en sortit une cigarette. Une cigarette et une dose de silence, voilà le remède ! Bien qu’elle aurait préférée, son lit, un vieux t-shirt et un paquet de cookies mais bon. Faute de grives on mange du merle. Elle s’appuya contre le dossier et bascula la tête en arrière, faisant tomber au passage sa casquette dans l’herbe.

Elle attrapa sa guitare et regarda le boy scout, il lui faisait un peu pitié avec ses joues creuses. Pitié au point qu’elle sortit un brownie de son sac et le lui tendit, vérifiant avant que ce n’était pas un autre des gâteaux qu’elle avait préparé hier soir. Elle sortit sa fameuse (et tant aimée) fender coronado. Aaaaaah si elle avait été un être vivant, il y a déjà bien longtemps que Reïra l’aurait demandé en mariage tient ! Elle plaqua un accord dessus et soupira. Comment cet imbécile voulait il qu’elle joue avec la mine qu’elle avait encore entre les dents ? Enfin soit c’était ça ou alors craindre le pire. Elle s’assit sur le dossier du banc et cala sa guitare correctement contre elle. (Le touché du bois sur son ventre nu, grrrrrrr ! Toutes ces nuits passées à dormir avec sa chère et tendre Diane, sa guitare ! *Referme le chapitre qui pourrait prêter à confusion*)

« Bon bah je suppose que je dédie ce morceau au roi des bouffons ! Ouais je parle bien de toi ! »

Elle lui tira la langue et sans perdre un seul instant, ses doigts se mirent à courir de cases en cases sur le temps que son autre main caressait les cordes pour leur faire produirent une mélodie sombre. Une mélodie qui plongerait n’importe quel hamster sous lsd aussitôt dans un état de dépression intense. Une musique froide comme le vent d’hiver. Une chanson qui s’appelait tout simplement Cold de The cure. (Musique♫ Les yeux fermés, d’une voix assurée elle se lança dans l’agonie du chanteur avec tout autant d’intensité.

« Scarred
Your back was turned
Curled like an embryo
Take another face
You will be kissed again
I was cold as I mouthed the words
And crawled across the mirror
I wait
Await the next breath
Your name
Like ice into my heart »


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Doc
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MessageSujet: Re: The Morning After [Libre 2 personne max]   Jeu 5 Avr - 9:10

Certains aiment à dire que la vie est un long fleuve tranquille. Il n’avait certes pas l’orgueil de juger de la véracité de cette philosophie (et surtout il n’en avait rien à faire) mais si elle est exacte, son fleuve venait de faire la rencontre avec un pavé. Comme les galets qu’on jette dans les mares ou les lacs ! Bon, sauf quand le galet atterris sur la tête du canard. Vous saviez qu’un canard mort ça ne flottait pas ? Et bien dans ce cas là, si. Peut être que cela signifiait que le canard allait bien. Hmmm, il retournerait en Allemagne pour vérifier. De toute façon un canard ne doit pas vivre bien vieux. Ce serait assez con de faire tout ce chemin pour arriver devant un hall de HLM (oui, il manque possiblement des transitions entre ces deux idées, mais son esprit ne les a pas faites. Nah.)

Enfin, c’est bien intéressant de vouloir refaire le monde, mais encore faut-il survivre au présent. Et l’espèce d’outre multicolore qui était en face de lui ne l’aidait pas. Pourquoi elle lui posait autant de questions ? Ce n’est pas vraiiiiiment comme s’il allait lui répondre. Et de toute façon, elle était tellement embarquée dans son délire qu’elle ne lui laissait pas le temps d’en placer une. Et bla bla bla mais quelle drogue mais nan bla bla trop pas bla bla wesh t’es qui bla bla. Il secoua la tête lorsqu’il s’aperçut qu’il imitait machinalement les mimiques de son interlocutrices et reprit sa position de statue de glace.

Et voilà qu’elle se mettait à le fixer. Duel de regard ? On a trop regardé Clint Eastwood gamine ! Sauf que cette fois, elle est tombée sur un adversaire coriace. Le fait de ne pas cligner des yeux doit y aider, mais après tout aucune règle officielle n’a encore fait son apparition. Dans le cas contraire il faudrait des arbitres et tout….trop compliqué. Et bien inutile aussi. Donc indispensable ?

Ce qui est dispensable en tout cas, c’est le fait de pincer. Mais qu’est-ce qui lui prend ? Ce serait absolument n’importe quoi si jamais tout le monde se mettait à se pincer. Surtout dans le bus ou le métro. Les gens sont vraiment répugnants, brrrr. Et voilà que maintenant elle rigole. On dirait un enfant de 4 ans qui saute d’une humeur à l’autre comme une prostituée le ferait avec des clients. Enfin bon, chacun fait ce qu’il veut et vu comment elle pue l’alcool, ce n’est pas étonnant. Quand on ne sait pas boire on ne…. OH MON DIEU ! UN BROWNIE ! Calme. Profonde inspiration. Toujours se rappeler de la règle de Star Wars : It’s a trap.

Doc posa le (David) Brownie avec précaution à coté de lui, non sans en avoir grignoté un morceau au passage. Même s’il avait l’air famélique, il n’avait pas faim. Un gâteau comme ça prendrait des jours à être digérés et il n’avait pas le temps pour ce genre de luxe. Par contre pour glandouiller sur un banc et écouter une demoiselle jouer de la guitare, pas de soucis.

Il se laissa transporter par la musique mais n’en laissa rien paraître, pour bien l’énerver. Il n’y a rien de pire pour un musicien qu’un publique qui n’en a rien à foutre. Ah si, Justin bieber (Trolol). En tout cas, il finit tout de même par céder et les doigts de sa main droite remuèrent très légèrement tandis qu’il mimait la ligne de basse.

La musique finit par s’achever et pendant quelques instants, le silence fut complet. Après l’avoir fixé un long moment, il porta lentement la main vers l’intérieur de sa veste. A défaut d’une arme, c’est une feuille de papier et un crayon qui firent leur apparition. Le silence fut alors brisé par le gribouillis de la mine sur le papier (et d’un mégot de cigarette jeté un peu plus loin). Il termina son œuvre et la tendit à la jeune femme.

-Tu penses que tu pourrais jouer ceci ?

A peine sa phrase terminée, il lâcha la feuille pour se retourner. Une fenêtre venait de s’ouvrir et le visage rouge de colère d’un professeur de Physique fit son apparition pour aussitôt vociférer tel un sanglier sauvage :

-C’est pas bientôt finit votre tintamare ? Y en a qui bossent ici ! Si j’vous entend encore j’vous fait exclure trois jours c’est compris bande de petits mer…

-Ahhhhh Monsieur Squarte. Quel langage devant une demoiselle. Souhaitez-vous une démonstration et application reelle de la loi de la chute des corps pour vos élèves ? Les insultes me rendent …très pédagogue.

Sur une volée de jurons, la vitre se referma en claquant. Doc se mit aussitôt en marche vers le bâtiment d’un pas décidé, non sans avoir attrapé la main de son nouveau divertissement et de la trainer derrière lui.

-Viens gamine, tu vas aller faire ton show dans la salle à coté de la sienne. Ca lui apprendra à dire « S’teuplay Mam’zelle ». Et surveille tes paroles devant un Roi. Sinon, pour répondre à tes questions dans l'ordre : Une fêtarde qui galère bien, oui, tu ne les connais pas,je suis donc je pense, pourquoi pas, aucune idée. Après ce n'était plus des questions. T'aimes bien l'son d'ta voix hein ?

Mrs Hate another friend is going around all the time.

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Reïra
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MessageSujet: Re: The Morning After [Libre 2 personne max]   Jeu 5 Avr - 10:10

Pari réussit elle avait vu bouger ses doigts sur le rythme de la musique. Elle sourit discrètement en coin et fini sa chanson sans même attendre un applaudissement. Pas vraiment sûre qu’un type comme lui puisse apprécier ce genre de musique. Il lui tendit un morceau de papier qu’elle inspecta longuement, elle analysait ce qu’il venait décrire dessus et la mettait au défit de le jouer. Non mais il la prenait pour qui, une stupide apprentie à la guitare ! Après ce qu’elle venait de lui jouer il osait lui demander si elle arriverait à faire ça. Elle plia le morceau de papier s’apprêtant à lui hurler dessus qu’elle n’était pas à sa disposition, qu’elle avait autre chose à faire (ce qui était totalement faux, en dehors de son projet de boire un milk-shake à la terrasse d’un café sympa) et surtout qu’elle en était plus que capable ! Mais une fenêtre s’ouvrit et une tête masculine apparue et se mit à leur hurler dessus. Bon génial un autre professeur, tant qu’à faire plus on est de fous plus on rit… Non, les professeurs étaient une race à part qui ne riait jamais et qui surtout l’ennui à l’excès. Elle vu cependant agréablement surprise de la répartie du pingouin qui était à côté d’elle.

Faut avouer qu’il avait cloué le bec à ce blaireau ventripotent et transpirant. Sans vraiment comprendre ce qui lui arrivait elle était traînée vers le bâtiment, en plus ce malade lui serrait le poignet. Elle grogna, attrapa ses affaires dans la foulée et l’écouta préparer son plan « diabolique » digne d’un enfant de quatre ans. Bah ouais ça ne volait pas bien haut, faut l’avouer. Il se mit alors à répondre de façon aléatoire à ses questions, lui en posant d’autres et semant un instant la confusion dans son esprit. Elle continua d’avancer et quand il eu fini sa phrase elle se stoppa et arracha son bras de l’emprise. Sur le coup elle devait avoir l’air d’une tomate trop mûre, tellement elle devait être rouge de colère.

« J’ai pas envie d’aller faire le clown à côté de sa classe, il m’a rien fait ce pauvre mec ! T’es drôlement arrangé sérieux ! On dirait un gamin de quatre ans à qui on vient de voler sa sucette ! Ensuite, ouais j’aime ma vie ! Et ce n’est pas un crime vu que ce n’est pas de la merde ! Après tout c’est quand même mon gagne pain ! Et enfin sérieux tu me prends pour qui pour me balancer un morceau de papier et me demander si je sais le jouer ! Tu me prends pour un ménestrel ou quoi ? »

L’image d’elle en collant et avec un chapeau à grelot lui traversa l’esprit une fraction de seconde. Elle la chassa en secouant la tête et planta son regard dans le sien. Elle le fixa environ deux minutes avant de hausser les épaules et de monter les escaliers à la recherche de la dite classe. Elle soupira, c’était déprimant de finir par céder à une requête aussi stupide, mais c’est vrai qu’elle n’avait rien d’autre à faire. Alors si elle devait être punie autant l’être avec quelqu’un d’autre ! Et puis elle pouvait jouer, et ça c’était un bon point. Elle allait se taper dans la pièce et jouer le morceau comme une pro qu’elle était et lui clouer une bonne fois pour tout le bec avant de partir dignement avec un regard dédaigneux et un sourire qui vous confirme qu’on vous emmerde et profond !

Arrivé au bon étage et s’arrêta quand même devant lui et se retourna brusquement. Lui donnant au passage un coup de manche dans le ventre, elle fit une mine faussement étonnée et s’excusa. Tu parles si elle avait pu l’envoyer promener quelques marches plus loin elle l’aurait fait avec plaisir. Mais bon son casier judiciaire était encore vierge, pas la peine d’y inscrire tentative de meurtre. Elle continua d’avancer, balançant la queue de droite à gauche. Trop tard boy, même si tu parles elle est de nouveau partie par le trou du lapin direction wonderland sans le moindre arrêt entre ! Histoire de se faire une bonne tasse de thé quoi ! Elle fit glisser la porte coulissante de la classe et sauta sur un des bancs pour s’y asseoir en tailleur. Elle écouta la leçon donnée de l’autre côté du mur et baissa les oreilles.

« Bon en gros je dois jouer assez fort pour l’emmerder ! Après j’y gagne quoi moi ? Je joue rarement gratuitement ! Et on n’a pas gardé les hippopotames ensemble donc files quelque chose ! »

Elle l’observa à nouveau. Bon vu la dégaine il devait pas avoir des masses de tunes sur lui, les clopes autant ne pas y penser vu qu’il grattait les siennes depuis tout à l’heure, bon bah il restait pas grande chose. Elle sauta du banc et s’approcha de lui pour poser son index sur la cravate qu’il portait tendant l’autre main pour lui signaler que c’est ce qu’elle voulait comme paiement. Elle sourit, sans ça hors de question qu’elle joue, même sous la torture !

« Allez mon canard, tu me l’as donne et c’est bon je joue tous les morceaux que tu veux ! Mais c’est hors de question que je joue pour tes yeux de merlan frits ! »

Elle posa sa gratte à côté d’une fenêtre et alluma une cigarette en attendant la réponse.


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Doc
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MessageSujet: Re: The Morning After [Libre 2 personne max]   Mar 17 Avr - 6:02

Il la regarda longuement, ses yeux rivés dans les siens comme tantôt. Il était aussi immobile qu'une statue de bronze, tel un prédateur se cachant dans son environnement avant de fondre sur sa proie. Un héritage de son coté serpent. Le temps passait, uniquement ponctué par les divagations du professeur de la salle d'à coté "Donc la décomposition chimique du bronzium nous donne [blabla]" et le bruit de la cigarette transmettant sensuellement la nicotine qu'elle contenait à sa propriétaire.
Lorsque la dernière miette de tabac fut consumée, il posa lentement ses mains sur le nœud de sa cravate afin de le défaire et de retirer l'objet tant convoité. Elle était aussi douce au toucher que de la soie de velours.

Sa main libre vint fouiller sa poche dans le but inavouable d'y récupérer le zippo. Une flamme. Le tissu qui s'embrase. Lorsque le feu lui lécha les doigts, Doc ouvrit la main, les miettes de tissus restant venant tomber tristement sur le sol, à coté des cendres. Ses lèvres s'entrouvrirent pour former un mot :

- Non.

Il attrapa un morceau de bois, une radio ainsi que des fils de Nylon. Il n’était pas doué de ses mains sauf si cela n’avait aucun sens ou aucune utilité concrète et constructive directe. Enfin, ce n’était pas la première fois qu’il improvisait une guitare. Fut une époque, il s’était quelque peu brouillé avec les vendeurs du magasin de musique de son quartier. La flemme d’en trouver un autre était à l’apogée de ce que l’être humain peut faire d’un point de vue procrastination. Par conséquent, il avait apprit à faire autrement. Et c’était beaucoup moins cher !


Après deux minutes passée à s’accorder, il laissa ses doigts glisser sur le manche (de la guitare). Il s’imprégna de la fatigue et de l’incompréhension du chanteur initial, de sa violence refoulée et de son dégoût.



« Sometime i’ve the sensation, that i am losin’ my mind

Mss Hate, ‘nother friend, goin’ around all the time

Blood flesh, red flash, heartbeats accelerate

I’m not dreamin’ I feel the pain

….

I want to kill someone

….

I want to break his bones !




Sur cette parole, la porte s’ouvrit, laissant sa place d’un blanc sexy et fenfuel au visage surpris du directeur :

-Que ce …

-M. le Directeur, comme vous pouvez le voir je suis en consultation avec une élève. Nous sommes en train d’analyser et combattre son instabilité émotionnelle latente grâce à la musique selon une technique et un protocole mis au point en 1924 par le psychiatre Henry Ey. Si vous souhaitez en savoir plus, je serais ravi de vous prêter des ouvrages sur le sujet. En attendant, et j’en suis navré, je vais vous demander de quitter cette pièce pour respecter la confidentialité que j’entretiens avec mes patients selon la législation et le secret médical en vigueur dans 73% des pays civilisés.



La porte se referme. Un grognement à propos du fait d’être toujours dérangé. Une légère musique parcourt l’air ambiant, les ondes sonores se déplaçant voluptueusement, le son pur déformé par les hauts parleurs du portable qui sonne. Après en avoir profité quelques secondes, Doc décrocha :

-Was ?



Une longue discutions débuta. Le jeune homme s’exprimait en allemand. Quelqu’un parlant moyennement la langue pouvait peut être comprendre deux ou trois mots. Mais le vocabulaire et la syntaxe utilisés étaient typiques des quartiers populaires sud-est de Berlin. De temps à autre, une expression ou un mot russe se glissait parmi ses condisciples bosh.

Au fur et à mesure de la conversation, le visage de Doc se faisait de plus en plus austère, fermé. Le masque jovial qu’il s’était forgé en arrivant dans l’enceinte de l’établissement volait en éclat. Il fourra la fender dans les mimines du chaton, lui attrapa une patte et l’entraina à sa suite dans de grandes enjambées.

-Fin des cours, tu viens avec moi.

Son ton ne laissait aucune place à quelques revendications que ce soit.

[Suite : Dernier post]

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